Ce qui frappe le plus quand on arrive en Irlande, c'est la fierté nationale d'avoir deux langues. Une identité culturelle portée haut et fort, puisque visible dès le premier pas hors de l'avion. Tous les panneaux d'indications sont en Gaélique puis en Anglais. Ce qui permet de retenir quelques mots de cette langue vernaculaire assez vite ! Il est impossible en France d'imaginer une pareille situation avec l'Occitan, et pourtant j'ai essayé... !
Dublin est marquée de manière très forte par son histoire. Les références historiques sont omniprésentes à chaque coin de rue. Et l'on remarque aisément les mutations de la capitale partout : des buildings en construction, de nombreux bureaux neufs encore vides, tous deux résultats d'une expansion économique sans précédent (10% de croissance fin des 90's - début 00's) stoppée nette par la crise des subprimes de l'an dernier. Ce qui m'a frappé aussi sont les (trop) nombreux mendiants que l'on trouve dans les rues, principalement des jeunes.
Deux quartiers symboles portent les stigmates des transformations de ces dernières années :
- Temple Bar, LE quartier névralgique de la ville, où se mêlent un nombre incalculable de pubs, de bars, de boîtes de nuit, et de lieux culturels (Institut du Film Irlandais, Gallery of Photography entre autres). Et dire qu'il y a quelques années seulement ce quartier était un des plus insalubres et malfamés. Il a même failli être rasé, avant d'être prisé des artistes et de la jeunesse dublinoise.
- Grand Canal Quay, le nouveau quartier d'affaire de la capitale irlandaise. Une population aisée s'est installée dans cette zone de docks réhabilités en logements et bureaux. Google y a établi ses quartiers, 02 (télecoms) a une tour, un centre de conférence et un Zénith à son nom. Les similitudes sont très grandes avec Canary wharf à Londres.
Samedi 6 janvier a retenti le coup d'envoi du Tournoi des 6 Nations. Et l'engouement pour le rugby est énorme, d'autant plus que le XV du Trèfle peut prétendre à un deuxième Grand Chelem consécutif, ce qui serait une première dans le rugby irlandais. Toutes la ville s'est parée de vert, le drapeau tricolore national (vert pour les catholiques et gaéliques, blanc pour la paix et orange pour les protestants et anglo-saxons) est hissé à chaque devanture de commerce, un nombre impressionnant d'Irlandais ont revêtu le maillot de leur équipe. Seules quelques nébuleuses bleues venaient rompre cette homogénéité de couleurs : les supporters italiens, avant et après le match, sont venus goûter à l'ambiance de Temple Bar. Un groupe de Suédois se trouvant là pour d'autres raisons (un concert!) étaient frappés d'étonnement et d'incompréhension : quel est ce jeu bizarre ? Avec un anglais des plus approximatifs, j'ai tenté de leur expliquer les règles du rugby ! Ils ont finalement compris pas mal de choses, mission accomplie !
Pour l'instant, le temps est plutôt clément (une demi-journée de pluie), ce qui est loin d'être désagréable ! J'ai déjà fait une visite rapide de la ville, une séance de ciné (et oui, on se refait pas...), la visite du musée National Gallery of Ireland; quelques pintes de Guinness ont déjà été vidées, quelques spécialités locales avalées. D'ailleurs, la nourriture est particulièrement chère ici que ce soit dans les restaurants ou dans les supermarchés. Et il faut s'habituer aux produits locaux, et surtout à ne pas voir certaines denrées forts appréciées par chez nous (la crème fraîche et les lardons en premiers lieux !).
Grand Canal Quay, quartier des docks réhabilité, encore en chantier.
Le pont Samuel Beckett. Le nom du grand dramaturge irlandais associé au dernier pont enjambant la Liffey, fleuve qui traverse d'est en ouest la ville.
Custom House ou Palais des Douanes.
Sommet du dôme de cuivre de la Custom House.
Une ancienne église réhabilitée en Office du tourisme. Une autre est devenue un bar. Les "vraies", comme en Angleterre, accueillent les visiteurs uniquement contre de la monnaie sonnante et trébuchante...
Dublin Castle, jadis symbole de la puissance britannique.
La ville se passionne également pour le 7ème art. Le plus grand festival du pays approche.
Un des édifices les plus imposants de Dublin, le Palais de Justice, Four Courts.
Un petit plaisir. Sur Capel Street, of course !
Lansdowne Road, LE stade (en rénovation) du rugby irlandais. Voilà ce que je peux voir de l'immeuble où je loge.
Le pub où j'ai vu la 2ème mi-temps d'Irlande-Italie (l'autre était trop nul). Là où j'ai expliqué le rugby aux Suédois, jeu qu'ils n'avaient jamais vu auparavant ! A Temple Bar bien sûr.
Un autre aperçu de Temple Bar.
A l'image de cette boutique, les Irlandais arborent fièrement leurs couleurs.
La misère de certains se croise trop souvent dans les rues, un des revers de la médaille du boom économique stoppé net par la crise de 2009.
Le GPO (General Post Office), symbole de l'insurrection de Pâques 1916, lancée par les Catholiques contre les Britanniques. C'est de ces marches que fut lue la proclamation de la République d'Irlande.

t'es comme le père castor tu racontes plein d'histoires
RépondreSupprimerben oui, j'adore les histoires. et j'espère en apprendre plein encore :)
RépondreSupprimerj'adore la façon dont tu écris, il me tarde de lire la suite de tes aventures. J'ai trouvé mon nouveau livre de chevet. ;-)
RépondreSupprimerEt tes photos sont superbes.
merci beaucoup ^^ des bisous
RépondreSupprimeralors je continuerai au moins pour toi ;)
Je rebondis sur une des photos que tu as posté à savoir celle de l'église réhabilitée en office de tourisme...En effet, au Royaume- Uni et en Irlande, l'Eglise n'a plus les moyens d'entretenir l'énorme densité de bâtisses laissées à l'abandon. Depuis quelques temps, les particuliers ont donc la possibilité de s'en rendre propriétaire et de transformer le choeur en cuisine....héhé
RépondreSupprimerDepuis quand il fait aussi beau en Irlande ?
RépondreSupprimer:)
Bisous Yannou
(signé : Lyn Doyle)