samedi 13 mars 2010

24h à Belfast

Exceptionnellement un week-end de 3 jours s'est offert à moi la semaine dernière. J'en ai donc profité pour traverser la rivière et la frontière pour me rendre en Irlande du Nord. Et la première étape a été Belfast, capitale de l'Irlande du Nord.

L'auberge de jeunesse (Vagabond's, University road, très sympa) se trouve près de l'University de Belfast, qui comme ses homologues britanniques comprend de magnifiques bâtiments. Et cette faculté se situe à quelques encablures du Jardin Botanique (voir plus loin) et du Musée de l'Ulster.


A Belfast, le samedi matin rime avec St George's market, un très agréable marché couvert, plutôt bobo, mais chaleureux et convivial, à deux pas des bords de la rivière Lagan. En voici quelques impressions :


Tout près de là, s'impose le Waterfront Hall, bâtiment moderne sur les bords de la Lagan, qui se veut le symbole de la renaissance de la ville. S' y déroulent tout au long de l'année de nombreux concerts, expositions et autres conférences.


A quelques pas, sur Thanksgiving Square se tient la surprenante œuvre d'Andy Scott, Beacon of Hope. Elle s'illumine la nuit et offre un point de repère sur la Lagan avec ses 19,5 mètres de hauteur.

De là nous pouvons apercevoir ce qui demeure encore aujourd'hui comme la plus grande fierté de Belfast, les chantiers navals H&V (Harland and Wolf). C'est ici qu'est né le plus célèbre paquebot de l'Histoire, le Titanic ! La ville propose de multiples activités autour du navire.


Direction ensuite le centre ville, où l'on découvre l'édifice le plus célèbre de Belfast, le City Hall, la mairie locale. Et ce qui frappe d'emblée c'est le drapeau qui trône sur le bâtiment blanc, l'Union Jack. Car ici nous sommes bien chez des sujets de sa Majesté. L'Irlande du Nord est bien une partie du Royaume-Uni, et dans la capitale de l'Irlande du Nord, on ne voit plus de traces du drapeau vert-blanc-orange mais uniquement celui du Royaume-Uni ou de la province de l'Ulster (drapeau de l'Angleterre avec main rouge au centre). Belfast, s'étant tournée vers l'avenir, a suivi le modèle de sa grande sœur Londres et propose donc une Grande Roue moderne aux pieds du City Hall.


Après les troubles tristement célèbres qui ont frappé la ville durant de nombreuses décennies (cf. billet à venir sur les murals), les différentes communautés irlandaises se joignent aujourd'hui pour célébrer la paix et l'apaisement. Ce qui donne par exemple ces Anges de l'Espoir, qui ont envahi un des plus grands centres commercial de la ville.


Belfast dispose aussi d'un magnifique opéra, où se joue actuellement un classique américain qui est un immense succès ici en version musical. 


Tout près, un des plus anciens pubs de la ville invite à boire une Guinness. La décoration intérieure est remarquable avec ces entremêlements d'élément exotiques et victoriens. On y découvre même des snugs, véritables box en bois qui permettaient aux gens bien de se cacher pour boire !


Retour sur les bords de la rivière qui traverse la ville, la Lagan. En chemin, on y rencontre une ancienne usine à gaz -Gasworks, une des plus importantes du pays, aujourd'hui réhabilitée en bureaux commerciaux ou d'architectes, jouxté d'un hôtel de luxe.
Une chouette ballade se dessine au bord de l'eau jusqu'au Jardin Botanique, plus au Sud.



lundi 1 mars 2010

Sud de la péninsule d'Inishowen : Grianan d'Aileach, Frahan et Buncrana


En ce dimanche 28 février, grosse journée à la découverte du Sud d'Inishowen, toujours dans le Donégal. Près de 120km effectué à pied et surtout en stop, pratique qui évoque un grand retour en arrière (lors de mes années à Poulx, près de Nimes...). Et pour la première fois, des jeunes irlandais se sont arrêtés pour m'avancer de quelques kilomètres : seules, jusqu'à présent, des personnes entre 35 et 60 ans, ont daigné me prendre dans leur véhicule. Je rappelle qu'en Irlande 50% de la population a moins de 30ans...

Direction Derry dans un premier temps. La route longe le Lough Foyle, et on peut admirer de là, un petit port de pêche et au loin, par delà le fleuve, l'Irlande du Nord, si proche.


A 6km environ de Derry, on quitte enfin la Nationale 13. Au pied de la petite route, très pentue, qui mène à la première étape de la journée, on aperçoit cette drôle d'église circulaire. Sans doute est-ce pour rappeler ce que l'on va découvrir 2km plus loin, le Grianan d'Aileach.


Tout en haut de la colline, dont on aperçoit jamais le sommet, se trouve un édifice extraordinaire ! Un fort préhistorique, aux murs épais de 4m. On le date entre l'an 1000 av. J-C aux premiers temps de l'ère chrétienne. La légende dit qu'il serait l'œuvre de Dagda, roi des Tuatha de Danann, dieu-druide de la mythologie celtique. Il fut un temps la résidence des O'Neill, rois d'Ulster.


En grimpant au sommet, on peut y admirer un panaroma des plus sublimes : vue sur la rivière Swilly séparée du Lough du même nom par Inch Island (qui abrite une réserve naturelle), la rivière Foyle et son estuaire, un partie de Derry (cachée ce jour dans les nuages grisâtres) et la campagne environnante.


Plus loin, près de Inch Island, sur les bord de la Swilly, se trouve un petit village, Fahan, qui possède dans son cimetière protestant, une des plus ancienne croix sculptées du pays. Datant du VIIème siècle, la croix est le seul vestige d'un monastère érigé par Saint Colmcille (ou Saint Colomba, un des trois saints patrons de l'Irlande, né ici-même en Donégal) et dont Saint Mura fut le premier abbé.



Le cimetière et ses ruines de pierres nous transporte dans un mélange de légendes celtiques et d'atmosphère gothique...


Buncrana, 5000 habitants, est une des stations balnéaires préférées des habitants de Derry, à croire le bien connu Guide du Routard. La ville offre des jolies maisons colorées dans l'artère principales où l'on trouve presque autant de pub que de boutiques ! On peut surtout se rendre sur les bords de la Swilly, aménagés en une charmante promenade. 



Et près du petit pont de pierre qui enjambe la rivière Crana, se dresse les ruines du donjon du château des O'Doherty (XVème siècle). Quelques mètres plus loin, une bâtisse imposante (début XIXème), une des premières "big houses" du comté, fait office de nouveau château.



De retour sur la plage, on croise un homme muni d'une pelle et qui creuse le sable à la recherche d'on ne sait quoi...


La vue vers le lointain nous enchante grâce à ses bleux éclatants, la rivière Swilly et son estuaire étale ses charmes sous nos yeux conquis.


La nature nous réserve de belles perspectives...


Et de terminer par la plage, une fois encore dans cette magnifique région qu'est l'Inishowen...

lundi 22 février 2010

Malin Head, pointe septentrionale de l'Eire

 

Toujours sur la péninsule d'Inishowen mais au nord-ouest cette fois, se trouve Malin, petite ville, qui avec ce charmant petit pont de pierre inaugure cette ballade, une des plus prisées du pays, ce qui se justifie hautement comme on va le découvrir.
Dès la sortie de la commune, s'ouvre devant nos yeux ébahis la Trawbreaga Bay, sur cette étendue d'eau salée et douce, éblouissante surtout par un si radieux soleil. Les hauteurs enneigées que l'on aperçoit en arrière plan n'atteignent même pas les 600m d'altitude.

 

A l'extrémité de la baie, la presqu'île de Doagh Island étale sa quiétude seulement brisée par un vol de mouettes. 

 

Une iconographie digne des lacs italiens ou suisses, avec cette eau si bleu, ces toits blancs, et ses coussins de nuages.

 

 

Plus loin, un phénomène naturel étrange nous interpelle : une pyramide de sable, recouverte de fines touffes d'herbe jaunie. Il y a quelques centaines d'années, une terrible tempête à emporter le sable et dessiner ce polyèdre.

 

Il est temps de quitter un instant le rivage pour se plonger au cœur de la presqu'île de Malin head, et de retrouver des paysages plus familiers avec un des inévitables et innombrables lieux de culte, qui jalonnent les terres d'Eire.

 

Finie la marche à pied, les pouces se sont écartés pour accéder plus vite à la pointe et permettre de faire les 9 derniers kilomètres en voiture. Une fort sympathique demoiselle, habitante de Malin Head, nous fait une visite commentée des lieux, jusqu'au parking principal. De là, nous pouvons alors observer des panoramas à couper le souffle ! Tout d'abord Esky Bay, à l'est.

 

Une ancienne tour de béton, qui abritait autrefois un système performant de télécommunications, domine le paysage et offre une vue à 360°. 

 

Au pied de la tour, un homme a eu l'ingénieuse idée de proposer des boissons et autres wrap chauds. C'est qu'à cet endroit, il y fait bien froid, notamment à cause d'un vent glacial et violent.

 

En contre-bas, d'étranges formes s'offrent à nous. De nombreux visiteurs ont écrit leur nom avec les pierres ramassées ça et là. Et ce n'est pas un prénom qui attire l'œil, mais bien le mot EIRE.

 

La partie la plus à l'ouest, celle qui fait face à la force féroce du vent, dévoile ses côtes accidentées.

 

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement Irlandais avait donné le droit aux Britanniques d'installer leurs quartiers sur ce lieu hautement stratégique de l'Atlantique Nord. Il en reste quelques traces de béton.

 

Sur la côte accidentée, on trouve une fois de plus un signe religieux.

 

La face sud de la presqu'île offre une vue splendide sur les montagnes du Nord du Donegal, avec cette sublime lumière de fin d'après-midi.

 

Il nous a fallu quitter ce lieu magique pour retrouver une voiture qui veuille bien nous ramener vers Greencastle. La température est devenue négative. En chemin, on peut admirer un des ces nombreux toit sde chaume qui jalonnent la région.

 

Et de jeter un dernier coup d'oeil sur les monts enduits leur couverture ouattée.