mardi 16 février 2010

Donegal, prise de contact et reconnaissance des lieux

Ce jeudi 11 février a été marqué par la traversée de la moitié du pays, de Dublin à Greencastle, du Sud au Nord. Un voyage de six heures en bus à travers les paysages, tous très verts, de l'Irlande, marqué par un arrêt à Derry (ou Londonderry pour les Anglais), dont je parlerai prochainement. 
Je suis donc arrivé jeudi au coucher du soleil à Greencastle, village de 450 âmes, au bord du Lough Foyle, estuaire qui marque la frontière entre République d'Irlande et Irlande du Nord. La route, de Derry à la ferme, qui longe le fleuve, offre un panorama des plus splendides. On y aperçoit même tout au Nord, la terre d'Ecosse !

Une petite précision géographique importante : je me trouve dans le nord de l'Irlande et non en Irlande du Nord. Pourtant le comté de Donegal fait partie de la province de l'Ulster souvant confondue avec l'Irlande du Nord...

Premiers instants dans la ferme donc. Et je rencontre les 3 autres Woofers du moment : 3... Français, dont 2 Auvergnats... pour changer ! et à la surprise générale, j'ai le meilleur niveau d'anglais et je dois donc faire le traducteur...




Vendredi 12 février. Rencontre avec les animaux et les nourrir. Il y a ici des cochons, des chèvres, des vaches, des ânes, des chiens et des chats. Mais pas de moutons !
La ferme est bio, et tout ce que l'on mange et cultive est issu de l'agriculture biologique. Ce qui engendre une exigence particulière et surtout un peu plus de travail notamment avec les matières organiques qui composent le compost.

Puis est vite arrivé le Week-end. Et le Week-end, c'est libre ! Le très beau temps m'a donc encouragé à faire un tour dans les environs proches où l'on trouve notamment de fabuleuses petites plages. La région est plutôt vallonnée (300 mètres de dénivelé en 3 ou 4 km), bien sûr très verte, et entourée par la mer ou le fleuve, ce qui offre de somptueux paysages dès la cour de la ferme qui domine l'estuaire.

Lundi 14 février. Une véritable journée de merde, au sens propre du terme. Puisqu'il a fallu déplacer à la fourche des tonnes de bouses de vache et autres excréments dans les différents parcs à composts afin de respecter la fermentation et la rotation du compost ainsi produit. Nous sentions donc très bon à la fin de la journée où nous avons essuyé tempête de pluie, de grêle puis de neige en quelques heures ! Un temps plus Irlandais que jusqu'à présent.

Petit à petit, on prend ses marques, on s'habitue au travail et on perfectionne son anglais. Ne reste plus qu'à avoir un contact plus naturel avec les animaux notamment avec les énormes cochons et les grosses vaches !

mercredi 10 février 2010

Last day in Dublin : Google et Guinness

C'est par un soleil resplendissant que commence cette journée du mercredi 10 février. Un temps idéal pour louer un Vélib'/Vcub local et rouler le long du Grand Canal. Une paisible et plaisante ballade à vélo.



Puis, 12h30 sonne. Le lunch sera pris dans un endroit inattendu : le self de Google ! En effet, j'ai eu la chance d'être invité par mon hôte à la cantine des "maîtres du monde" ! Et là j'ai été servi : je n'ai jamais vu une telle concentration de geeks au m². Les plateaux sont bien sûr aux couleurs de Google, et la nourriture copieuse et plutôt bonne. Puis, affublé d'un badge arboré fièrement sur ma veste, j'ai eu droit à une visite éclair des locaux. Chaque étage à son coin pour que tous ces pas encore trentenaire puissent se reposer les neurones au babyfoot ou autres distractions d'adolescents ! Dans les bureaux, les Googlers sont regroupés sous la bannière de leur drapeau national respectif.




Il aurait été inconcevable de quitter la capitale irlandaise sans avoir vu de plus près ce que représente la galaxie Guinness, qui a fêté en 2009, ses 250 ans. Et la firme la plus connue du pays du trèfle occupe tout un quartier à l'ouest de la ville au bord de la Liffey. Les bâtiments sont impressionnants. Et Guinness, à défaut d'ouvrir les portes de sa brasserie, a ouvert en 2000 un immense musée, devenu l'attraction numéro un de la ville. Le prix d'entrée est exorbitant (15€) mais pour faire passer la pilule on vous offre une pinte de la stout la plus connue au monde. L'exposition se révèle toutefois intéressante et bien foutue, mettant à l'épreuve nos cinq sens. Et bien sûr, l'on apprend plein de choses sur les activités passées de la firme ou les méthodes employées de nos jours. Le musée est interactif et multimédia, et nous permet entre autres de découvrir toutes les campagnes de publicité de Guinness. La visite se termine en buvant la fameuse pinte dans un bar au sommet du bâtiment qui nous offre une vue splendide à 360° sur la ville !







mardi 9 février 2010

Dublin en images (partie 2)

Saint Stephen's Green, très beau parc dans les quartiers chic de la ville. Un oasis de quiétude, et de nature où l'on apprécie autant de flâner que de se poser quelques instants.

  

 

 


Le clapotis de l'eau et la grâce du cygne. Un vieux monsieur s'offre un instant de communion avec les volatiles. Une échappée belle à tire d'ailes. Des cordes qui swinguent au pied d'un arbre centenaire.

Une manière originale d'attirer le chaland à l'heure de la pause déjeuner.

Vue sur la Liffey.

 
Un beau ciel d'Irlande.

Dublin en images (partie 1)

Le Wellington Monument, obélisque le plus haut d'Europe (63 mètres), domine Phoenix Park, véritable poumon vert de la ville, qui se targue d'être le deuxième plus parc citadin d'Europe... ! On y trouve notamment un zoo et de multiples terrains de sport. Pourquoi Wellington ? Non pas en hommage aux pays de mes rêves, mais au stratège militaire britannique qui a défait Napoléon à Waterloo en 1815.

Autre édifice célèbre, la Smithfield Chemney, haute de 53 mètres, fait partie de la Old Jameson Distillery (voir ci-dessous). Elle offre un observatoire de 360°.

La Old Jameson Distillery est aujourd'hui un musée dévoué à cinq grand noms locaux du whiskey. Le prix d'entrée n'est pas donné alors on passe son chemin...

Ce magnifique bâtiment est l'équivalent du marché de Rungis. Un papy passe tandis qu'un homme au blouson noir charge son camion de sacs de pomme de terre.

Près de Capel Street, on remarque aisément cette boutique dédiée au Sinn Fein, parti républicain d'Irlande. Récemment, ce parti a fait campagne contre le traité de Lisbonne et le traité de Nice.

Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à cette affiche... ! Mais pourquoi vient-il ici ? Par goût de la communauté française de Dublin, ou parce qu'à force de voir ses spectacles annulés en France, il expatrie son spectacle à l'étranger... ?

Oscar Wilde est l'un des éminents écrivains qui a vécu à Dublin. La ville est fière de son très riche patrimoine littéraire : James Joyce, et les prix Nobel WB Yeats (à qui la National Library consacre une fort belle exposition) et Samuel Beckett, bien connu en France.

La National Gallery of Ireland offre aux visiteurs une belle collection d'œuvres d'arts iralndaises, mais également quelques Titien, un Velazquez, un Monnet, un Picasso, et un des plus célèbres tableaux du Caravage, L'enlèvement du Christ. Le plus intéressant est la partie du musée consacrée au peintre irlandais John Butler Yeats, qui m'était jusque-là inconnu, dont l'oeuvre The Grief m'a particulièrement frappé. Elle n'est malheureusement pas trouvable sur le net. Alors voici son tableau le plus célèbre, pour pouvoir apercevoir son style et son univers.



Cette photo comprend la National Library à gauche et Leinster House à droite, qui n'est autre que le Parlement irlandais. Sur la photo ci-dessous, se tiennent à l'affût une dizaine de journalistes qui attendant la fin de la session du jour.

Aux Portes de Dublin et d'ailleurs

La capitale de l'Irlande est notamment célèbre pour ses... portes ! Alors en voici quelques unes.








A suivre...

Howth, première bouffée d'air pur

Dimanche 7 février, avant le match de rugby France - Écosse, j'ai décidé de quitter la ville pour aller prendre l'air : direction Howth, terminus du DART (équivalent du RER), à 15 km au nord-est de Dublin. Il s'agit d'une petite péninsule, au milieu de laquelle se trouve quelques collines, qui offrent à leur sommet une vue sur Dublin et sa baie. Malgré le temps peu clément (épais brouillard et pluie fine), j'ai pris mon sac à dos et me suis dirigé vers le village de pécheur. 


A quelques mètres du terminus du DART, on aperçoit la mer, et une minuscule île (Ireland's eye) entourée ce matin-là de multiples petits voiliers profitant du vent. Avant don même de prendre de la hauteur, je vais fouler le sable et me rapproche de l'eau.




Après avoir humé l'air iodé, il est temps de visiter le village. On y découvre un marché bio hors de prix (5€ une tarte aux poireaux de 5cm de diamètre, 3 huîtres pour 9€, ...), puis un petit port somme toute classique. Au bout de la rue qui longe le port, un petit escalier, situé dans un virage à 90°, nous mène aux ruines d'une petite abbaye du XIVe siècle.


Vient ensuite, après avoir arpenté quelques rues, le début de la randonnée. Et c'est pour le moins original : on commence par un golf qu'il faut traverser !


Golf qui comprend un petit lac.

La ballade se poursuit à travers la végétation et la boue qui rend la marche acrobatique. On arrive alors au sommet de Ben of Howth (171m), qui surplombe la péninsule. A travers le brouillard épais et les lourds nuages gris, on devine le panorama.


Malgré les conditions météo, je décide de me poser quelques instants sur le haut de la colline, et d'attendre bêtement le soleil... et comme je suis quelqu'un de vachement sympa, il s'est pointé quelques minutes juste pour que je puisse profiter un peu plus du paysage !

On distingue au loin la baie de Dublin, mais malheureusement pas les Wicklow Mountains, petite chaîne de montagne très prisée des randonneurs locaux et étrangers.

Le soleil reparti se cacher derrière son vêtement ouaté, je redescends la colline pour traverser à nouveau le golf, et de profiter du spectacle aux premières loges.


On retrouve ensuite le goudron, et on tombe nez à nez avec la demeure de la famille Sacquet . Nous ne sommes pourtant bien loin de la terre du Milieu...!


On rejoint ensuite un sentier qui borde la mer et qui permet de faire le tour de la péninsule tout en profitant du spectacle visuel et sonore, les oiseaux criant à tue-tête. On peut alors admirer les falaises, et Baily Lighthouse, le phare local.



Il est alors grand temps de retourner au village et de prendre le train, le coup d'envoi du match de rugby se rapprochant très vite !